Actualité APMB‎ > ‎

Balises de détresse AIS

publié le 9 avr. 2015 à 02:29 par Association Plaisanciers   [ mis à jour : 9 avr. 2015 à 02:30 ]

APMB : Attention, ces balises ne sont pas les balises de détresse obligatoires au delà de 60 miles. Les balises AIS émettent sur la fréquence des VHF et non vers les satellites comme les balises COSPAS-SARSAT obligatoires en hauturier.

La portée de ces balises AIS est très vite limitée en fonction de l'état de la mer, l'antenne doit être maintenue le plus haut possible pour améliorer la portée.


Crédit photo : Le Télégramme de Brest


L'article du Télégramme de Brest :
C'est le cauchemar de tout navigateur : tomber à l'eau et voir, impuissant, son bateau s'éloigner. Une balise miniaturisée devrait améliorer sensiblement le délai de récupération de l'homme à la mer. Six d'entre elles étaient testées hier matin, en rade de Brest, par l'organisation du Tour de France à la voile, avec le soutien de l'École navale. 
On connaissait les équipements AIS (système d'identification automatique) embarqués à bord des navires, permettant d'indiquer leur route et leur position en cas d'urgence. On a suivi les coureurs au large qui ont été les premiers à adopter ces balises individuelles en cas de chute à la mer. Depuis quelques années, les industriels anglais et australiens ont développé le concept pour le grand public.

Pas une minute à perdre

Il a fallu des années pour adopter la brassière de sécurité ou le gilet gonflable au contact de l'eau. Et dans le domaine, les Français ont été plutôt durs à convaincre. Cette fois encore, les Anglo-Saxons ont été les premiers (avec les Allemands et les Italiens) à croire en cette balise individuelle de sauvetage. Un atout indéniable pour revenir sur la position du naufragé. Une fois actionnée ou mise en service au contact de l'eau, la balise déclenche un signal sur le bateau et indique instantanément la direction et la distance qui le sépare pour récupérer la personne à la mer. L'expérience prouve combien la récupération d'un homme à la mer prend du temps et que sa survie se joue parfois à quelques minutes. Le délai de récupération est de 15 et 30 minutes, dans le meilleur des cas, pour un navire à voile. L'état de la mer peut empêcher de repérer une tête qui émerge de l'eau. Le stress de l'équipage qui doit engager au plus vite la manoeuvre peut également compromettre les chances de retrouver le tombé à l'eau. Si personne ne l'a gardé en visuel, le positionnement rendu par la balise sera déterminant, particulièrement de nuit. Dans un rayon de plusieurs kilomètres, les navires équipés d'un récepteur et écran AIS sont informés et peuvent se joindre, sans délai, aux recherches. Mais quelle est la portée de ces boîtiers d'alerte et de positionnement ?

Jusqu'à 8 km

Hier, d'importants moyens nautiques étaient engagés sur le site de l'École navale, au Poulmic, pour tester six balises disponibles sur le marché (compter entre 200 et 300 € pièce). Christophe Gaumont, le directeur du Tour de France à la voile, et l'équipe d'organisation ASO ont exigé que chacun de leur concurrent en soit équipé. Pas de régate de nuit mais un impératif absolu de sécurité pour des marins lancés à plus de 20 noeuds sur des bateaux bas sur l'eau et régulièrement balayés par les embruns. Les six balises déclenchées hier ont fonctionné. Trois ont été repérées dans un rayon de 4,9 nautiques (8 km), une autre à 4,6 et une dernière à 1,4 mille. Largement suffisant pour engager une manoeuvre de récupération pour l'équipage du bord et les voiliers voisins.

Automatique ou manuel

Les systèmes de mise en oeuvre divergent selon les constructeurs. Certaines balises se déclenchent en immersion (contact électrique par l'eau de mer), d'autres sont à actionner manuellement. Certaines ajoutent un éclat (flash light) facilitant la localisation de nuit. « Sur nos trimarans sportifs et très humides, nous privilégierons le système manuel mais chaque concurrent aura le choix de sa marque et de son modèle », assure le directeur de course. Et pour le plaisancier et le pêcheur naviguant en solitaire ? Les Cross seront-ils en mesure de capter ces signaux ? À 7 milles (12 km) de l'exercice, le phare du Portzic, dans le nord de la rade de Brest, n'a rien perçu hier. En revanche, la puissante antenne AIS du Stiff à Ouessant a délivré, à plus de 40 km, aux opérateurs du Cross Corsen, le numéro de l'une des six balises déclenchées. Le marché n'en est qu'à ses débuts. Tout comme celui des gilets de sauvetage en pleine ébullition...

Comments